MOT DE Janvier YAHOUEDEOU, Chef de la Délégation de l’UEMOA 

Excellence Monsieur Habib El Malki, Président de la Chambre des Représentants,

Monsieur Abdelhakim Benchamach, Président de la Chambre des Conseillers,

Monsieur Salaheddine Mezouard, Président de la COP22,

Monsieur Cipriano CASSAMA, Président du Parlement Africain,

Monsieur Roger Nkodo Dang, Président du Parlement Panafricain,

Honorables Présidents des Organisations parlementaires sous-régionales africaines et chefs de Délégation,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

Le Comité Inter Parlementaire de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (CIP-UEMOA) se félicite de sa présence à cette réunion parlementaire africaine de concertation sur un thème aussi préoccupant que celui des changements climatiques.

Une réunion qui permettrait à l’Afrique de parler d’une seule voix ne peut qu’intéresser les pays de l’UEMOA qui en sont de grandes victimes. L’espace UEMOA qui regroupe divers pays sahéliens qui vont de la Guinée-Bissau, le Sénégal, le Mali, le Niger, le Burkina-Faso, jusqu’aux pays mieux arrosés que sont le Togo, la Côte d’Ivoire, le Bénin est pleinement conscient des changements climatiques et leurs impacts négatifs sur ses populations.

A titre d’exemple, l’une des questions préoccupantes se trouve être la désertification et la sécheresse. Leurs conséquences ont généré le phénomène de la transhumance qui consiste au déplacement massif des éleveurs et de leurs animaux vers des zones agricoles mieux arrosées. Cette situation engendre dans les pays d’accueil, des conflits agriculteurs-éleveurs occasionnés par la recherche de nouveaux pâturages par les pasteurs. Malheureusement, cet état de fait provoque des bagarres qui se soldent très souvent par des pertes en vies humaines.

Ce sujet a d’ailleurs fait l’objet d’une session extraordinaire du CIP/UEMOA, tenue du 25 juin au 2 juillet à Dakar sur la transhumance du bétail dans notre espace communautaire.  Cette session a amené 40 Députés issus des 8 pays de l’UEMOA et des Experts à se pencher sur cette équation difficile à solutionner.

Cet exemple de transhumance n’est qu’une illustration qui vient s’ajouter à cette longue liste d’impacts négatifs soulevés par les chefs de délégation qui ont pris la parole avant moi. Vous comprenez aisément que le CIP/UEMOA ne peut qu’adhérer à toute initiative du peuple africain à parler d’une seule voix pour défendre la mise en place de stratégies adaptées en vue de réduire les impacts négatifs des changements climatiques. Aussi, pensons-nous que chaque partie doit jouer pleinement son rôle afin de mobiliser les moyens financiers nécessaires pour passer du discours à l’action.

Le CIP/UEMOA, par ma voix, remercie les organisateurs de la présente réunion, le peuple marocain et le Roi Mohamed VI pour cette initiative et pour la qualité de l’hospitalité.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Le chef de la Délégation du CIP/UEMOA

 

                                                                                             Janvier YAHOUEDEOU